Diaspora – African Markets – Romuald Yonga : « Démocratiser l’information financière africaine »
INTERVIEW. La plateforme informative et pratique que cet ingénieur dédie aux Bourses africaines se veut un outil pour les investisseurs attirés par l'Afrique.
Romuald Yonga a décidé d’ouvrir la porte d’un univers aussi mystérieux et complexe qu’énigmatique pour le grand public. Mais pas uniquement puisque des professionnels du domaine de l’investissement ou même des Bourses ne savent rien des Bourses africaines. Trop mineures à leurs yeux. Voilà donc que Romuald Yonga, après quelque trois ans de confrontation avec la réalité de ce secteur vierge en matière d’informations précises et à jour, décide de faire le grand saut avec une nouvelle version de sa plateforme African Markets. « Nouveau design, nouvelles fonctionnalités, mais surtout naissance d’une start-up africaine », explique Romuald Yonga, Franco-Camerounais, qui s’est associé avec Jean‐Julien Ilunga, un financier, entrepreneur et fin connaisseur des marchés africains, lui aussi originaire d’Afrique centrale, de la RD Congo en l’occurrence. Depuis octobre 2014, les deux associés naviguent mieux en haute mer avec leur société grâce au soutien de deux business angels belges.
Un défi à forme multiple
Pour mettre l’eau à la bouche de ceux qui devraient s’intéresser à cet outil, Romuald Yonga donne la possibilité de « télécharger dix années d’historiques de données de marché ainsi que 5 100 rapports annuels ». Une bonne base quand on veut « fournir de l’actualité et de la donnée de marché sur 17 Bourses africaines » et, surtout, pour proposer « le profil des principales entreprises cotées du continent ». L’ambition est de taille, mais elle se justifie par l’objectif d’African Markets de « fournir une analyse profonde et à forte valeur ajoutée sur les marchés africains ». C’est que la cible d’African Markets est bien identifiée. Romuald Yonga vise les analystes, les chefs d’entreprise, les investisseurs en les informant sur les opportunités africaines, mais aussi en leur permettant de contribuer au développement des Bourses du continent. En bout de course, il y a bien sûr les étudiants qui, au même titre que les professionnels déjà aguerris, devraient avoir « un accès privilégié à un contenu exclusif sur les marchés africains ».



