Ramaphosa appelle à un dialogue mondial pour désamorcer la guerre Israël‑Iran
Par la rédaction d’Africa Dixit
Le président sud‑africain Cyril Ramaphosa tire la sonnette d’alarme face à l’escalade militaire entre Israël et l’Iran, exacerbée par l’intervention récente des États‑Unis. Mercredi 22 juin 2025, Pretoria a officiellement demandé à Washington, Tel‑Aviv et Téhéran de confier à l’ONU la médiation nécessaire pour éviter un conflit généralisé.
Dans une déclaration de la présidence sud‑africaine, relayée par l’agence eNCA, Ramaphosa affirme : « Nous appelons les États‑Unis, Israël et l’Iran à offrir à l’ONU l’espace indispensable pour conduire des inspections indépendantes des installations nucléaires iraniennes et pour promouvoir un dialogue diplomatique immédiat ».
Le chef de l’État sud‑africain rappelle la politique constante de son pays en faveur de la résolution pacifique des conflits. Il souligne aussi les conséquences globales de la guerre : hausse des prix de l’énergie, instabilité politique et menace pour la sécurité internationale, rejoignant ainsi l’analyse de nombreux observateurs .
Le gouvernement sud‑africain, par l’intermédiaire de son porte‑parole Vincent Magwenya, a précisé que Pretoria nourrissait l’espoir que les États‑Unis sous la présidence de Donald Trump incitent les belligérants à privilégier le dialogue plutôt que les frappes militaires.
Ce message intervient alors que l’US Air Force et la Navy ont frappé plusieurs sites nucléaires iraniens à Fordo, Natanz et Ispahan dans l’opération baptisée « Marteau de minuit », marquant l’entrée en guerre ouverte le 21–22 juin. En représailles, l’Iran a lancé une série de drones et de missiles sur des cibles israéliennes, intensifiant la crise .
Dans ce contexte brûlant, l’appel de Pretoria résonne comme un plaidoyer urgent pour éviter une dérive incontrôlée. En désignant l’ONU comme cadre de négociation, l’Afrique du Sud s’efforce de promouvoir la diplomatie face à la déflagration d’un conflit aux répercussions mondiales.



