Les États-Unis imposent un « travel ban » à Haïti : désespoir et colère

Par la rédaction d’Africa Dixit
l’administration Trump a instauré une interdiction de voyage (travel ban) visant 12 pays, incluant Haïti, l’Afrique et le Moyen‑Orient. Cette mesure a provoqué un afflux émotionnel intense parmi les Haïtiens, y compris ceux détenteurs de visas, à l’aéroport de Cap‑Haïtien et au-delà .
Mme Elvanise Louis‑Juste, Haïtienne‑Américaine présente dans un terminal, a exprimé un sentiment d’urgence :
« Haïti n’est pas dans le meilleur état possible… il y a beaucoup d’enlèvements, de meurtres… je pense que les gens ont besoin de s’échapper… c’est nul que les gens n’aient pas accès à la vie ».
Les Haïtiens dénoncent une décision jugée raciste et discriminatoire : fusée de critiques sur les réseaux sociaux et ondes médiatiques, où le président Trump est accusé d’avoir discrédité la diaspora.
Causes et conséquences
- Contexte intérieur haïtien : plongé dans l’insécurité, la pauvreté et le chaos politique, Haïti est affaibli par la violence des gangs contrôlant 85 % de Port‑au‑Prince, alimentant une forte émigration.
- Nature de l’interdiction : la mesure n’annule pas les visas actuellement valides, mais suspend toutes les nouvelles demandes, sauf exceptions très strictes .
- Critiques internationales : organisations humanitaires (notamment Oxfam) dénoncent une politique « de division et de stigmatisation » plutôt que de sécurité nationale .
Impact sur Haïti et sa diaspora
- La diaspora haïtienne, souvent moteur de transferts de fonds vitaux (environ 83 % des exportations reposent sur ces envois), subit un durcissement des mobilités .
- Sur place, l’économie, déjà paralysée par l’insécurité, subit les conséquences d’une coupure accrue avec les États‑Unis.
- Pour beaucoup d’Haïtiens, cette mesure ferme la porte à une vie plus sécuritaire et stable, alors qu’ils cherchaient désespérément à quitter un État en déliquescence.



