
Par la rédaction d’Africa Dixit
Ce 12 juin 2025, à Cotonou, quelque chose d’essentiel s’est produit – pas seulement un atelier comme tant d’autres, mais une rencontre où la voix des enfants s’est mêlée à celle des décideurs. À la veille de la Journée de l’Enfant Africain, le gouvernement béninois, à travers le Ministère des Affaires Sociales et de la Microfinance, a réuni autour de la même table acteurs étatiques, partenaires techniques, organisations non gouvernementales et représentants d’enfants. L’objectif était simple, mais ambitieux : faire le point, et faire mieux.
Monsieur Hervé Tété NANI, Directeur de Cabinet du ministère, a ouvert les travaux en soulignant les efforts déjà accomplis sous le leadership du président Patrice Talon. Il a mis en avant les politiques publiques intégrées, les mécanismes renforcés de protection, et surtout, cette volonté politique de bâtir un avenir où chaque enfant compte. Il ne s’est pas contenté de dresser un bilan – il a lancé un appel : des recommandations concrètes, des pistes d’action, des solutions qui ne restent pas sur le papier.
L’atelier a eu deux grands fils conducteurs. D’abord, un regard en arrière : que s’est-il réellement passé depuis 2010 en matière de budget et de planification pour les droits de l’enfant ? Ensuite, un regard lucide sur le présent : comment répondre durablement au drame des enfants en situation de rue ? Pas de réponses faciles, mais une volonté commune de ne pas détourner le regard.
Madame Guirlène Frédéric, représentante de l’UNICEF, a salué l’initiative. Elle a reconnu les progrès visibles accomplis par le Bénin, tout en insistant sur l’importance d’une coordination inclusive, où chaque acteur – y compris les enfants – a sa place et sa voix.
Ce qui a marqué, ce jour-là, c’est bien la présence engagée des enfants eux-mêmes. Ils n’étaient pas là pour la forme. Ils ont pris la parole, partagé leurs vécus, exprimé leurs attentes. Ils ont prouvé qu’ils ne veulent plus être de simples sujets de politique sociale, mais des partenaires de changement.
En consolidant cette dynamique de dialogue multisectoriel, le Bénin ne célèbre pas seulement la Journée de l’Enfant Africain. Il en fait un levier pour repenser l’action publique, ancrée dans les réalités et les urgences de ceux qu’elle est censée protéger.



