
Il y a deux jours, devant une foule majoritairement composée d’agriculteurs et de jeunes, Denis Sassou-Nguesso a officiellement annoncé sa candidature à l’élection présidentielle du 15 mars 2026. Cette déclaration a été faite à l’occasion de l’inauguration de la première grande foire agricole du pays, organisée à Bambou Mingali, dans le sud du Congo.
En choisissant cette région à forte vocation agricole pour lancer sa campagne, le chef de l’État entend placer l’agriculture et le développement rural au centre de son projet. Un positionnement qui, selon ses partisans, illustre sa volonté d’insuffler un nouveau souffle au pays et justifie sa candidature à un cinquième mandat.
Le président sortant fonde son engagement sur deux piliers majeurs : la sécurité alimentaire et l’implication de la jeunesse dans le développement national.
« Je salue les producteurs agricoles, au sens large. Je salue leur courage, leur engagement et leur dévouement. Je salue la jeunesse qui s’est engagée », a-t-il déclaré sous les applaudissements.
Au-delà des encouragements, Denis Sassou-Nguesso a promis un accompagnement concret aux acteurs du secteur agricole.
« Voilà pourquoi, directement, je dis que je vais vous accompagner. Cet accompagnement présidentiel aura pour résultat l’augmentation de la production agricole », a-t-il assuré.
À travers cette dynamique, le Congo-Brazzaville ambitionne de progresser vers l’autosuffisance alimentaire, tout en favorisant la création d’emplois pour les jeunes, notamment grâce au développement de l’industrie agroalimentaire.
Dans ce contexte, l’Alliance pour l’Alternance Démocratique apparaît affaiblie face au candidat du Parti Congolais du Travail (PCT), que beaucoup considèrent comme le grand favori de ce scrutin.
Par Jean Boole



