EBOLA EST-IL UN AMI OU UN ASSASIN DES CONGOLAIS ?

C’est depuis le 15 mai 2026 à ce jour du jeudi 23 juillet 2026, il y a exactement 68 jours que le gouvernement de l’état congolais avait officiellement déclaré l’épidémie d’Ebola, dans sa souche Bundibugyo, même si cette déclaration est intervenue plusieurs jours, voire semaines après que le virus soit introduit dans les communautés des zones de Mungawlu et Rwampara, selon les experts de l’OMS, qui ont fait mention dans leurs différents rapports adressés à leur hiérarchie.
Cette épidémie à virus Ebola en RDC « continue de se propager rapidement et dans d’autres provinces du pays, elle ne fait que commencer », selon un avertissement de l’agence des Nations Unies en matière de Santé(OMS), qui ont souligné en passant que leurs équipes sur terrain travaillent dans les conditions très difficile. Ces équipes de l’OMS signalent que la 17e épidémie du Virus Ebola, Bundibugyo est si complexe, car les mécanismes de transmission varient d’une région en une autre, à l’exemple de Bunia et environs qui concentrent une circulation très active du virus, d’autres zones de santé affichent une situation plus stable, tandis que de nouveaux foyers émergent et deux provinces se sont ajoutées aux trois autres qui étaient affectées(les deux Kivu et l’Ituri), il s’agit des provinces de Haut-Uele et de la Tshopo.
Ces dernières dynamiques interviennent alors qu’en date du 23juillet 2026, 2.473 cas confirmés ont été recensés, dont 999décès et 469 guérisons, selon l’OMS. L’épidémie ne cesse des’étendre avec une évolution exponentielle dans province épicentre de la maladie à virus Ebola. L’Ituri concentrant près de neuf cas sur dix (plus de 90%), il est à déplorer le comportement de l’ensemble des communautés en République Démocratiques du Congo, dans tous les lieux publiques, 92% d’entre les congolais dans toutes les provinces se comportent comme si la crise sanitaire n’existe pas au pays.
Alors que plusieurs pays sont en train de prendre des mesures pour réduire au maximum le déplacement de leurs ressortissants vers la RDC et certains empêchent aux ressortissants congolais de fouler leurs sols, ce qui est une attitude à déplorer et qui n’obéit à aucune norme en période de crise d’Ebola selon l’OMS. L’opinion publique est divisée en RDC, entre les communautés qui reconnaissent l’existence de cette maladie à virus Ebola qui n’a ni vaccin, moins encore une molécule spécifique pour son traitement.
Mais il y a aussi beaucoup d’autres communautés qui nient l’existence de cette épidémie dans le sol congolais et parlent de la pire invention pour des raisons diverses et cela s’observe par le comportement au quotidien des kinois en particulier et de tous les habitants des grandes villes congolaises en général. Dans tous les lieux publics, comme les marchés, les supers marchés, les salles des réunions dans toutes les entreprises, le long des grandes artères, dans les universités et instituts. Retenons tous que ce virus, Bundibugyo a un taux létal de plusieurs dizaines de fois que le Covid ; qui avait imposé les réunions de tous les conseils (national et provinciaux), et autres mesure…
Prenons le cas le plus parlant qui est celui de la promiscuité dans les transports en communs ; alors qu’au monde entier, une moton’est autorisée de transporter qu’une ou deux personnes en temps normal, ici à Kinshasa, les wewa (ceux qui conduisent les taxis motos), en temps de crise sanitaire sans précèdent,transportent dans une seule moto 2 à 3 personnes ; les motos tricycliques qui devraient servir pour le transport des petits colis entre les petites avenues et qui ne peuvent circuler dans les grandes avenues, transportent entre 5 et 7 personnes par course et par moto tricyclique ; que dire des embarcations sur les bateaux, baleinières et pirogues où le surnombre est devenu la règle et non une exception.
Dans les taxis-bus appelés « deux cents et sept », faisant allusion aux Mercedes 207 d’une époque révolue et qui servaient au transport des marchandises ; à la place de deux personnes devant, les chauffeurs confinent 3 personnes, et dans les voitures taxis, devant à la place d’une personne, les gens se retrouvent àdeux et derrière à la place de 2 personnes, il y a plutôt quatre qui se collent les unes aux autres ; alors que tous les rapports de l’OMS indiquent que compte tenu de la situation atypique de la RDC (les frontières entre provinces sont quasiment inexistantes ; …), tout le territoire congolais devrait être en alerte maximale, en observant partout sur le sol congolais des mesures des barrières contre la maladie à virus Ebola.
Les statistiques ci-haut, annoncent une crise qui semble secristalliser dans le pays de Lumumba avec un risque élevé de s’étendre dans les pays limitrophes et dans toutes les provincesde la RDC, si effectivement, chacun(e) de congolais et congolaise ne revienne à la raison, en intériorisant que les virus sont des êtres malins qui synchronisent à tout moment entre eux et exploitent depuis la nuit de temps les faiblesses humaines pour la survie de leur espèce. La preuve est qu’ils sortent en milliards quand l’homme ou l’animal contaminé meurt, avec l’intention de retrouver un endroit où ils doivent se reproduire et semer le chaos.
C’est pourquoi ESSF et ses experts lancent un appel pathétiqueen premier lieu auprès des décideurs à tous les niveaux (national et provincial) pour qu’ils prennent leurs responsabilités en mains en sanctionnant les mauvais citoyens et en disposant des équipements nécessaires pour renforcer la riposte au niveau communautaire, ils doivent renforcer les contrôles aux niveaux des aéroports, aérodromes, les ports, gares et dans les frontières entre provinces en prélevant la température de chaque passager et en observant avec rigueur les autres signes cliniques qui sont des symptômes de la maladie à virus Ebola auprès des passants.
Deuxièmement ; Ces experts de l’ESSF s’adressent aux leaders de la société civile, les privés, les stars à tous les niveaux de pouvoir se tenir comme un seul homme pour barrer la route à Ebola l’ennemi commun des congolais ; En rappelant à l ensemble des communautés congolaises de prendre la menace au sérieux et de ne pas se laisser prendre par les théories du complot, les Intox et Infox, qui accompagnent les périodes de diverses crises, tout en faisant confiance aux différentes équipes de la riposte contre la maladie à virus Ebola, car ils prennent tout le risque pour leurs vies, afin de sauver des millions de vies dans les communautés congolaises et du monde.
Nous y reviendrons avec des chiffres à l’appui des projections du PNUD, de l’OMS et de l’Africa CDC concernant les différents scénarios qu’on devrait s’attendre, sur le plan économique en termes financiers et de la dégradation du climat des affaires ; sans oublier le social, en terme de perte d’emplois et la déstabilisation des familles.



