Le grand intérêt des dirigeants africains pour la coopération avec la Chine a été prouvé par leur présence massive à ce 7ième sommet. La quasi-totalité des délégations sont conduites par les présidents.
Hier, avant même l’ouverture du Forum sur la coopération sino-africaine, XI Jinping s’est déjà entretenu avec plusieurs d’entre eux : Felix Tshisekedi, président de la République Démocratique du Congo Faure Gnassingbé Eyadema du Togo et Cyril Ramaphosa de l’Afrique du Sud.
Un sommet particulièrement long, c’est-à-dire du 4 au 9 septembre sera l’occasion d’approfondir les partenariats économiques et le développement des infrastructures en Afrique. Premier bailleur de fonds du continent , rien que l’Afrique subsaharienne a reçu 170 milliards d’euros, la Chine se fixe comme objectif l’intensification des échanges commerciaux avec l’Afrique par des prêts qui s’élèvent maintenait à 4,61milliards d’euros. Le besoin d’investissements pour l’Afrique sera encore plus grand pour la constructions des routes, des ponts, des port et d’autres infrastructures comme voies ferrées… A propos, les dirigeants africains attendent de la Chine une augmentation des prêts. Il y a lieu d’espérer que pendant le forum la Chine se montre sensible à cette demande d’autant qu’elle a aussi besoin des minerais critiques et d’autres matières premières que regorge l’Afrique.
Le surendettement des certains États africains, comme corollaire aux prêts chinois devra être souligné même si on en parlera trop peu lors des travaux du 7ième Forum Chine-Afrique.
Côté bilatéral, on peut noter que chaque pays africains a ses propres attentes par rapport à la Chine. En conflit avec la France, les questions de sécurité et de l’armement seront les priorités des pays du Sahel, le Niger, le Niger et le Burkina-Faso, dans leur coopération avec la Chine.
Clairement, les États africains jaloux de leur souveraineté préfèrent la diplomatie à coups des millions à la diplomatie canonnière qui refait surface en Occident. Au fil des années, la prédominance politique, économique d’un pays sur d’autres a montré ses limites dans le cadre de la coopération.
Jean BOOLE



