
À l’occasion de la Semaine minière organisée à Lubumbashi, l’ambassadrice des États-Unis en République démocratique du Congo a expliqué la nouvelle orientation américaine du partenariat économique avec la RDC. Cette orientation stratégique, amorcée sous l’administration Trump et poursuivie aujourd’hui, rompt avec la traditionnelle aide au développement pour se concentrer sur une logique d’investissement et de commerce. Des leviers qui ne peuvent prospérer sans sécurité ni assainissement du climat des affaires.
« Trop souvent, mon rôle consiste moins à ouvrir des portes qu’à assurer un service après-vente à des entreprises américaines confrontées au harcèlement fiscal ou à l’instabilité budgétaire », explique Lucy Tamlyn. Dans cette optique, la promotion des réformes de marché est, selon elle, nécessaire, et les projets d’infrastructures viables, à l’instar du Corridor de Lobito, sont à encourager. Les États-Unis ne cherchent pas « à aggraver l’endettement des économies africaines », souligne-t-elle. « Nous voulons soutenir des investissements responsables, créateurs de valeur et d’emplois ».
L’ambassadrice américaine a aussi dénoncé les conséquences de l’insécurité persistante dans la région des Grands Lacs sur les chaînes d’approvisionnement mondiales, rapporte le correspondant de Opinion-Info. Elle a notamment cité la hausse du prix de l’étain, consécutive à l’offensive de la rébellion du M23 sur Walikale, ainsi que la contrebande de coltan via Rubaya. La diplomate américaine a plaidé en faveur de « l’intégration régionale » et d’une « gouvernance responsable des ressources », qui sont, selon elle, les clés d’une paix durable dans la région des Grands Lacs.
Par Abedi S.



