Par la rédaction d’Africa Dixit
Une enquête récente menée par l’organisation non gouvernementale ActionAid révèle une baisse significative des salaires des fonctionnaires dans six pays africains, notamment l’Éthiopie, le Ghana, le Kenya, le Liberia, le Malawi et le Nigeria. Selon le rapport intitulé « Le coût humain des coupes budgétaires dans le secteur public en Afrique », les revenus des travailleurs de la santé et de l’éducation ont diminué jusqu’à 50 % au cours des cinq dernières années.
Cette réduction drastique des salaires est attribuée aux politiques d’austérité imposées par les gouvernements pour répondre aux exigences des institutions financières internationales, telles que le Fonds monétaire international (FMI). Ces politiques ont entraîné des coupes budgétaires dans les services publics essentiels, affectant directement les conditions de vie des fonctionnaires.
Le rapport souligne que 97 % des travailleurs de la santé interrogés ne peuvent plus subvenir à leurs besoins fondamentaux, tels que la nourriture et le logement. De plus, 84 % des enseignants ont signalé une baisse de 10 à 15 % de leurs revenus au cours des cinq dernières années, les obligeant souvent à financer eux-mêmes les fournitures scolaires.
Les conséquences de ces réductions salariales sont multiples :
- Détérioration des services de santé : Les hôpitaux publics manquent de médicaments essentiels, obligeant les patients à se tourner vers des établissements privés coûteux.
- Crise dans l’éducation : Les classes surpeuplées et le manque de ressources pédagogiques compromettent la qualité de l’enseignement.
- Exode des professionnels : Face à des conditions de travail précaires, de nombreux professionnels cherchent des opportunités à l’étranger ou dans le secteur privé.
ActionAid appelle à une réévaluation des politiques économiques actuelles et à un investissement accru dans les services publics pour garantir des conditions de travail décentes et des services de qualité pour la population.



