Par la rédaction d’Africa Dixit
Lors d’une réunion tendue à la Maison-Blanche le 21 mai 2025, le président américain Donald Trump a accusé son homologue sud-africain, Cyril Ramaphosa, de tolérer un prétendu « génocide blanc » contre les fermiers afrikaners. Ces affirmations, largement relayées par des groupes d’extrême droite, ont été démenties à plusieurs reprises par des experts et les autorités sud-africaines.
Des accusations sans fondement
Trump a présenté des vidéos et des articles prétendant démontrer une persécution systématique des fermiers blancs en Afrique du Sud. Il a également mentionné l’accueil récent de 59 Sud-Africains blancs aux États-Unis en tant que réfugiés, justifiant cette décision par une supposée persécution raciale.
Cependant, selon Anthony Kaziboni, chercheur principal à l’Université de Johannesburg, « il n’existe aucune preuve crédible soutenant l’idée que les fermiers blancs en Afrique du Sud sont systématiquement ciblés dans le cadre d’une campagne de génocide ». Les données disponibles indiquent que la criminalité en milieu rural affecte toutes les communautés, sans distinction raciale.
Une stratégie politique controversée
Les déclarations de Trump s’inscrivent dans une rhétorique populiste visant à mobiliser sa base électorale. En amplifiant des récits de « génocide blanc », il alimente des théories du complot sans fondement, déjà dénoncées par de nombreux analystes et responsables politiques.
Le gouvernement sud-africain a fermement rejeté ces allégations, soulignant que les politiques de réforme agraire visent à corriger les inégalités héritées de l’apartheid, et non à persécuter une communauté spécifique.
Des conséquences diplomatiques préoccupantes
Cette confrontation a exacerbé les tensions entre les États-Unis et l’Afrique du Sud. Depuis l’arrivée au pouvoir de Trump, Washington a réduit son aide à Pretoria et rappelé son ambassadeur, marquant une détérioration notable des relations bilatérales.
Malgré ces défis, le président Ramaphosa a maintenu une posture diplomatique, affirmant que la réunion avait permis de clarifier les positions et d’ouvrir la voie à des discussions futures sur des sujets d’intérêt commun, tels que le commerce et les investissements.



