Par la rédaction d’Africa Dixit
Le président sud-africain Cyril Ramaphosa se rendra à Washington la semaine prochaine pour rencontrer son homologue américain, Donald Trump, dans le but de « réinitialiser » les relations bilatérales entre les deux nations. Cette visite intervient dans un contexte de tensions croissantes, notamment après que les États-Unis ont accueilli des dizaines d’Afrikaners blancs en tant que réfugiés, suite à des allégations controversées de « génocide » contre les fermiers blancs en Afrique du Sud.
Des relations bilatérales sous pression
Depuis le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche en janvier, les relations entre Pretoria et Washington se sont détériorées. En février, Trump a signé un décret exécutif mettant fin à toute aide américaine à l’Afrique du Sud, invoquant son opposition à la politique de réforme agraire du pays et à son action en justice contre Israël devant la Cour internationale de justice.
Ce décret a également proposé d’accueillir et de réinstaller des membres de la communauté afrikaner, que Trump affirme être persécutés et tués en raison de leur race — des affirmations démenties par des experts et par le gouvernement sud-africain.
Une visite pour apaiser les tensions
Selon la présidence sud-africaine, la visite de Ramaphosa aux États-Unis, prévue du lundi au jeudi, vise à discuter de « questions bilatérales, régionales et mondiales d’intérêt ». Le point culminant de la visite sera la rencontre entre les deux présidents à la Maison-Blanche mercredi.
« La visite du président aux États-Unis offre une plateforme pour réinitialiser la relation stratégique entre les deux pays », a déclaré la présidence sud-africaine dans un communiqué.
Des divergences sur la réforme agraire
L’une des principales sources de discorde est la nouvelle loi sud-africaine sur l’expropriation des terres, qui permet au gouvernement de saisir des terres dans l’intérêt public sans compensation dans des circonstances exceptionnelles. Bien que Pretoria affirme que cette loi n’est pas un outil de confiscation et qu’elle vise à redistribuer des terres inutilisées pour le bien public, certains groupes afrikaners estiment qu’elle pourrait permettre la redistribution de leurs terres à la majorité noire du pays.
Actuellement, les Blancs, qui représentent environ 7 % de la population sud-africaine, possèdent plus de 70 % des terres et occupent la majorité des postes de direction dans le pays.
Un partenaire commercial clé
Malgré les tensions, les États-Unis restent le deuxième partenaire commercial bilatéral de l’Afrique du Sud après la Chine. Ramaphosa a exprimé à plusieurs reprises son désir d’engager un dialogue diplomatique avec Trump pour améliorer les relations entre les deux pays.



