
Par la rédaction d’Africa Dixit
La communauté des personnes vivant avec le VIH/SIDA en Haïti fait face à une crise sanitaire majeure. La réduction drastique de l’aide étrangère, notamment celle de l’USAID, menace l’approvisionnement en médicaments antirétroviraux (ARV), essentiels pour le traitement et la survie de plus de 150 000 patients.
Marie Denis-Luque, directrice de l’organisation CHOAIDS, qui s’occupe d’orphelins séropositifs, exprime son inquiétude : « Nous ne savons pas ce qui se passera ensuite », déclare-t-elle, soulignant que leurs réserves de médicaments ne suffiront que jusqu’à la fin juillet.
Face à cette situation, des manifestations pacifiques ont eu lieu, notamment un sit-in devant la Villa d’Accueil à Port-au-Prince, pour alerter les autorités sur l’urgence de la situation.
Les coupes budgétaires de l’USAID, réduisant plus de 90 % des contrats d’aide à l’étranger, ont un impact dévastateur sur le système de santé haïtien, déjà fragilisé par la violence des gangs et la pauvreté.
Des initiatives locales, comme celle du Conseiller-Président Louis Gérald Gilles, visent à éviter une rupture des traitements en rencontrant des associations œuvrant en faveur des personnes vivant avec le VIH.
L’Organisation panaméricaine de la Santé (OPS) a envoyé près de trois tonnes de médicaments essentiels en Haïti pour répondre à la crise humanitaire.
La communauté internationale est appelée à agir rapidement pour éviter une catastrophe sanitaire majeure en Haïti.



