Société

Au Kenya, une nouvelle affaire de secte ravive les traumatismes de Shakahola

Par la rédaction d’Africa Dixit

la police kényane a découvert deux corps enterrés dans l’enceinte de l’église Melkio St Joseph Missions of Messiah Church, située dans le village d’Opapo, comté de Migori. Parmi les victimes figurait un policier membre de la congrégation. Lors de cette opération, 57 personnes ont été « secourues » et placées en détention. Bien que la plupart aient été relâchées depuis, les autorités ont interdit l’accès à l’église et scellé le site.

Cette découverte rappelle douloureusement l’affaire de la forêt de Shakahola en 2023, où plus de 400 personnes, membres de l’Église Good News International dirigée par Paul Mackenzie, ont trouvé la mort après avoir été incitées à jeûner jusqu’à la mort pour « rencontrer Jésus ». Des enquêtes ont révélé des pratiques de famine forcée, de torture et de meurtres, avec des soupçons de trafic d’organes.

À Opapo, les habitants expriment leur inquiétude face aux pratiques de l’église Melkio, active depuis les années 1990. Selon des témoignages locaux, le fondateur de l’église se présentait comme une figure divine, et ses adeptes, venus de diverses régions du pays, vivaient reclus dans l’enceinte de l’église, cultivant leurs propres aliments et limitant les contacts avec l’extérieur.

Cette affaire met en lumière la nécessité pour les autorités kényanes de renforcer la régulation des organisations religieuses afin de prévenir de telles tragédies. Elle soulève également des questions sur la vulnérabilité des populations face à des leaders charismatiques exploitant la foi à des fins destructrices.

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