
Par la rédaction d’Africa Dixit
À cinq mois de l’élection présidentielle prévue le 25 octobre 2025, la scène politique ivoirienne est en effervescence. La Coalition pour une Alternance Pacifique (CAP), regroupant plusieurs figures majeures de l’opposition, a lancé un appel pressant au dialogue avec le parti au pouvoir, le Rassemblement des républicains (RDR). Cette initiative vise à garantir un processus électoral transparent et inclusif.
Une opposition unie face aux défis électoraux
La CAP, formée le 10 mars 2025, rassemble des personnalités politiques influentes telles que Charles Blé Goudé, Simone Ehivet Gbagbo et Pascal Affi N’Guessan. Lors d’un rassemblement à Abidjan, Charles Blé Goudé a souligné l’importance de l’unité nationale :
« Vous êtes tous venus ici avec votre casquette du PDC, avec votre casquette du Cojep, avec votre casquette du MGC, du FPI, de l’URD, de l’AIRD, du PIP, et de tous les partis politiques, mais à partir du moment où vous avez franchi ces barrières en ce lieu, vous êtes les enfants de la Côte d’Ivoire. »
Cette déclaration met en évidence la volonté de l’opposition de transcender les clivages partisans pour œuvrer ensemble à la stabilité du pays.
Des revendications claires pour une élection équitable
La coalition exprime des inquiétudes quant à la candidature potentielle du président sortant Alassane Ouattara et à l’exclusion de plusieurs personnalités politiques de la liste électorale, notamment Tidjane Thiam, ancien directeur général de la banque suisse Credit Suisse. Simone Ehivet Gbagbo, ancienne première dame et présidente du Mouvement des générations capables (MGC), a appelé le président à promulguer une loi d’amnistie pour permettre la participation de tous les leaders politiques :
« Nous disons au Président Alassane Ouattara, que la loi ivoirienne, la Constitution ivoirienne a prévu qu’il puisse prendre sa plume pour écrire une loi d’amnistie pour effacer tout cela. »
Par ailleurs, la CAP critique la Commission électorale indépendante, qu’elle considère comme partiale, et demande une révision des listes électorales pour assurer la transparence du scrutin.
Vers un dialogue politique constructif ?
La CAP insiste sur l’importance d’un dialogue politique avec le RDR pour résoudre les tensions actuelles et garantir une élection présidentielle pacifique. Cependant, le gouvernement n’a pas encore répondu favorablement à cette demande. L’opposition reste déterminée à poursuivre ses efforts pour instaurer un climat de confiance et de transparence avant le scrutin.



