
Par la rédaction d’Africa Dixit
Le Premier ministre soudanais, Kamil Idris, a lancé un appel pressant aux nations soutenant les Forces de soutien rapide (FSR), les exhortant à cesser toute assistance à ces milices accusées de crimes graves. Dans un discours prononcé le 1er juin 2025 à Port-Soudan, Idris a déclaré :
« La sécurité nationale et l’autorité de l’État soudanais sont totalement préservées par l’élimination de la rébellion et de toutes les formes de milices insurgées, en exhortant les pays qui soutiennent ces milices à cesser complètement ces opérations criminelles, et en ciblant les pays qui planifient, financent et coopèrent à leur exécution. »
Cette déclaration intervient dans un contexte où le gouvernement soudanais accuse certains pays, notamment le Tchad et les Émirats arabes unis, de soutenir les FSR dans le conflit armé qui les oppose à l’armée régulière depuis avril 2023.
Un conflit aux conséquences humanitaires désastreuses
Depuis le début des hostilités, le Soudan est plongé dans une guerre civile dévastatrice. Les Nations unies estiment que plus de 24 000 personnes ont perdu la vie, bien que le chiffre réel soit probablement plus élevé. Le conflit a également entraîné le déplacement de plus de 14 millions de personnes, dont plus de 4 millions ont fui vers les pays voisins.
Les FSR sont accusées de multiples exactions, notamment de viols massifs et de meurtres à motivation ethnique, en particulier dans la région du Darfour. Ces actes sont considérés comme des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité par les organisations internationales de défense des droits humains.
Des accusations de soutien étranger aux FSR
Le gouvernement soudanais a porté des accusations formelles contre les Émirats arabes unis, les accusant de violer la convention sur le génocide en armant et en finançant les FSR. Une plainte a été déposée devant la Cour internationale de justice à cet effet.
Par ailleurs, des rapports du Panel d’experts des Nations unies et de la Yale School of Public Health ont révélé des preuves que les Émirats arabes unis ont fourni au FSR des armes, des munitions et des équipements médicaux, en violation de l’embargo sur les armes des Nations unies sur le Soudan.



