A LA UNESociété

La célébration de l’Aïd al-Adha relance le débat sur la liberté religieuse en Belgique

Les musulmans de Belgique, comme leurs coreligionnaires partout dans le monde, célèbrent l’Aïd al-Adha, la fête du sacrifice. Dans notre pays, une particularité mérite d’être soulignée : l’abattage rituel n’est pas autorisé dans une grande partie de la Belgique.

En Flandre et en Wallonie, abattre les moutons selon la tradition des communautés musulmane et juive n’est pas autorisé, c’est-à-dire l’abattage sans étourdissement. L’interdiction de l’abattage des animaux sans étourdissement en Flandre et en Wallonie remonte à 2019.

Dans la région de Bruxelles-Capitale, il n’existe pas d’interdiction formelle. Lors du vote au Parlement régional, grâce aux partis de gauche, cette interdiction a été rejetée. Mais la question à Bruxelles n’est pas pour autant résolue.

La perspective de la fermeture en 2028 du seul abattoir situé à Anderlecht, selon Rahali Hassan, président du conseil communal de Molenbeek, ravive les inquiétudes des musulmans et des juifs sur leur liberté religieuse, du reste garantie par la Constitution de la Belgique.

« Le bien-être animal est très important, et plusieurs recherches scientifiques prouvent que l’abattage à la façon des musulmans et des juifs est moins douloureux pour les animaux que l’étourdissement », rassure Hassan.

Le temps de régler cette question est arrivé. Dans un pays traversé par de nombreux clivages linguistiques et autres, la persistance d’une telle atteinte à la liberté religieuse est un handicap pour la cohésion sociale.

Articles Liés

Laisser un commentaire

Bouton retour en haut de la page