
Aujourd’hui, Il y a cent quarante et un ans, les représentants du Royaume du
Portugal et les autorités locales de Cabinda signaient l’accord de SIMULAMBOCO.
En vertu de celui-ci, le Cabinda est devenu un protectorat portugais. A l’occasion de
cet anniversaire, le FLEC-FAC organise à Bruxelles, le 2 février 2026, une grande
conférence au cours de laquelle une déclaration qui changera à jamais la donne
dans le conflit entre l’Angola et l’Enclave de Cabinda, sera publiée, selon Jean –
Claude Nzita, le porte-parole.
Dans cette interview, il explique le contexte de cette conférence et parle des priorités
de la diplomatie de Cabinda indépendant.
Africadixit : Quelle est la portée du traité de SIMULAMBUCO dont le 141 ième
anniversaire vous donne l’occasion d’organiser une grande conférence au sein
des institution de l’Union Européenne, le 2 février 2026 ?
Jean- Claude Nzita : Aujourd’hui, le traité de Simulabuco représente une portée
historique et politique indéniable pour nous, peuple cabindais et pour la communauté
internationale. Un petit rappel, en 1885, lors de la Conférence de Berlin, le Cabinda
a été placé sous le protectorat portugais, après la signature en 1885 du traité de
Simulabuco entre le royaume du Portugal et les autorités locales cabindaises. Et ses
frontières étaient reconnues par l’ensemble de la communauté internationale. En
1975, le Cabinda a été envahi par l’Angola.
Depuis lors, les Cabindais luttent contre l’Angola afin d’obtenir l’indépendance pour
laquelle, ils se sont battus contre les Portugais.
Politiquement, nombreux États à travers le monde sont sensibilisés à la cause du
Cabinda, et comprennent la légitimité des initiatives diplomatiques ou autres portées
par le Front de Libération de l’Enclave de Cabinda-Forces Armées cabindaises
(FLEC-FAC) dans le but de récupérer son indépendance.
C’est pourquoi, nos activités de lobbying et nos conférences trouvent un écho
favorable auprès des institutions de l’Union Européenne. C’est dans ce climat de
confiance et de reconnaissance qu’à partir du Press Club Bruxelles Europe, à
Bruxelles, que le FLEC-FAC lancera une importante déclaration qui changera à
jamais la donne dans ce conflit avec les Angolais. Ce sera le 2 février 2026, les
représentants des pays africains en Belgique et les autorités de l’Union Européenne
sont invités. Nous comptons ainsi sur le soutien international, particulièrement de
l’Union Africaine.
Africadixit : Concrètement, quelles sont ces initiatives dont vous venez de
parler ?
JCN : Nos initiatives sont nombreuses, un exemple parmi tant d’autres, nous avons
jusque-là d’une manière unilatérale décrété trois cessez-le-feu. Pourquoi, l’avons-
nous fait ? Ces mesures ont été prises afin de créer des conditions favorables de
négocier notre indépendance avec les représentants angolais. Malheureusement, à
l’instigation de Joan Lourenço, ces cessez-le-feu ont été violés. Conclusion :
Lourenço n’est pas un homme de paix mais un faiseur de guerre. Comment pouvait-il
ramener la paix en République Démocratique du Congo (RDC), alors qu’il occupe au
mépris du droit international un autre territoire africain, en l’occurrence mon pays, le
Cabinda.
L’identité cabindaise doit être respectée, le FLEC dont Nzita Henriques Tiago était le
président co-fondateur, en 1963, s’est toujours battu pour l’auto-détermination de
Cabinda, 39 ième Etat à décoloniser et rattaché illégalement à l’Angola, en 1975. C’est
incompréhensible, l’entêtement de Lourenço pour maintenir cette occupation
illégale, accompagnée de graves violations des droits de l’homme.
Notre situation est comparable à celle de Timor oriental, ancienne colonie portugaise,
envahi par l’Indonésie, est devenu un État indépendant en 1999, après un
référendum sous l’égide de l’ONU.
Africadixit : Vous avec évoqué le soutien international dans votre lutte, avez-
vous pensé aux intérêts des puissances étrangères présentes
économiquement en Angola ?
JCN : Garantir les intérêts de ses partenaires, sera parmi les priorités de Cabinda
indépendant. Notre pays est riche en mirerais stratégiques, pétrole, uranium, coltan
et autres richesses naturelles. Avec les Etats-Unis par exemple nous envisageons
un partenariat stratégique pour l’exploitation des minerais afin de construire le
développement du Cabinda.
Sur le plan géopolitique et la sécurité internationale, la situation géographique du
Cabinda dans la région représente un atout pour les Etats-Unis.
Le respect des droits de l’homme, la démocratie, l’égalité de sexe, ces valeurs que
le FLAC-FAC partage avec l’Union Européenne seront respectées et défendues.
Aujourd’hui, elles sont bafouées au Cabinda pat le pouvoir d’occupation.
Par: J.Boole – AfricaDixit.com



