
Par la rédaction d’Africa Dixit
Le Kremlin intensifie sa présence en Afrique, en particulier dans la région ouest-africaine. Selon Dmitri Peskov, porte-parole du Kremlin, Moscou entend « développer de manière globale son interaction avec les pays africains, en mettant l’accent avant tout sur l’économie et l’investissement », tout en incluant « des domaines sensibles comme la défense et la sécurité ».
Ce renforcement intervient sur fond de départ des puissances occidentales—France et États-Unis—d’un certain nombre de pays de la région, ouvrant un vide géopolitique. Ce contexte a permis à la Russie de renforcer sa coopération sécuritaire, notamment via des forces paramilitaires. La milice Wagner vient de quitter le Mali, mais une force appelée « Africa Corps », contrôlée par le ministère russe de la Défense, prend le relais .
Composée à 70‑80 % d’anciens combattants de Wagner, l’Africa Corps adopte une posture plus subtile : formation des forces locales, fourniture d’équipements et protection, plutôt que des opérations frontales intenses. Ulf Laessing, de la Konrad Adenauer Stiftung, note que cette transition marque une « empreinte allégée » où la Russie s’éloigne de la tactique « type Rambo » pour privilégier un engagement discret et structurel.
Ainsi, Moscou cherche non seulement à compenser le retrait occidental, mais aussi à consolider son influence économique et militaire, s’intégrant aux dynamiques politiques des régimes locaux, comme ce fut le cas au Mali après les coups d’État de 2020 et 2021



