Par la rédaction d’Africa Dixit
Le 29 mai 2025, lors des Assemblées annuelles de la Banque africaine de développement (BAD) à Abidjan, le Mauritanien Sidi Ould Tah a été élu neuvième président de l’institution, succédant au Nigérian Akinwumi Adesina, dont le mandat s’achèvera le 31 août prochain. M. Tah prendra officiellement ses fonctions le 1er septembre 2025, pour un mandat de cinq ans.
Une élection marquée par une large majorité
L’élection s’est déroulée en trois tours de scrutin. M. Tah a obtenu 76,18 % des voix totales et 72,37 % des voix régionales, surpassant largement ses concurrents, notamment le Zambien Samuel Maimbo (20,26 %) et le Sénégalais Amadou Hott (3,55 %).
Un parcours riche en expérience
Fort de plus de 35 ans d’expérience en finance africaine et internationale, Sidi Ould Tah a dirigé la Banque arabe pour le développement économique en Afrique (BADEA) pendant une décennie, transformant l’institution en quadruplant son bilan et en obtenant une notation AAA. Il a également occupé des postes ministériels en Mauritanie, notamment en tant que ministre de l’Économie et des Finances.
Des défis majeurs à relever
La présidence de M. Tah intervient à un moment crucial pour la BAD. L’institution fait face à des défis financiers, notamment la réduction de 555 millions de dollars de la contribution des États-Unis au Fonds africain de développement (FAD), qui soutient les pays les plus pauvres du continent. De plus, l’Afrique doit combler un déficit annuel de financement estimé à plus de 400 milliards de dollars pour sa transformation structurelle.
M. Tah devra également naviguer dans un contexte économique mondial incertain, marqué par des tensions commerciales, des chocs climatiques et une dette croissante des pays africains. Il est attendu qu’il renforce les partenariats avec des pays comme l’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis et la Chine pour diversifier les sources de financement.
Une vision pour l’avenir
Dans son discours inaugural, M. Tah a déclaré : « Au travail maintenant ! Je suis prêt. » Il a exprimé sa volonté de mobiliser les ressources nécessaires pour soutenir le développement durable de l’Afrique, en mettant l’accent sur l’innovation, la résilience et la coopération régionale.




