Par la rédaction d’Africa Dixit
La Cour pénale internationale (CPI) publie un rapport accablant visant le groupe Wagner — devenu « Africa Corps » — pour des crimes de guerre commis au Mali, notamment exécutions sommaires, torture, viols et pillages. Ces violations graves se seraient multipliées depuis le retrait de la mission des Nations unies MINUSMA fin décembre 2023.
Selon Human Rights Watch, entre juillet et octobre 2024, au moins 32 civils auraient été tués et 100 maisons incendiées lors d’opérations conjointes de l’armée malienne et de Wagner. Le rapport souligne aussi des témoignages évoquant des violences systématiques contre des populations, y compris dans les zones de Tombouctou et Kidal.
La CPI dénonce le contexte autorisant ces abus : le retrait de la MINUSMA a sévèrement affaibli les mécanismes de contrôle, laissant place libre aux forces russes et maliennes pour casser les règles du droit humanitaire.
En parallèle, les groupes jihadistes comme la JNIM et l’État islamique au Sahel, prolongent leurs attaques meurtrières, augmentant la pression sur des civils déjà traumatisés, particulièrement dans les régions de Mopti, Tombouctou et Ségou.
Le rapport de la CPI appelle à :
- engager des procédures judiciaires contre les responsables criminels, quelle que soit leur nationalité ;
- renforcer la protection des civils ;
- rétablir des mécanismes internationaux de contrôle, notamment via un nouveau mandat de la MINUSMA.
Avec une situation sécuritaire plus que fragilisée, ce rapport sonne l’urgence d’une réponse globale alliant justice internationale, reconstruction institutionnelle et protection des droits de l’homme au Mali.



