
Que peut-on attendre de la session de pourparlers sur l’avenir du Sahara qui se tient ce dimanche dans les locaux de l’ambassade des États-Unis à Madrid ?
Restées secrètes jusqu’à récemment, puis révélées par El Confidencial, ces négociations se déroulent sous l’égide des États-Unis. Elles réunissent autour de la table le Maroc, l’Algérie, la Mauritanie et le Polisario.
Fin janvier 2025, des contacts discrets ont eu lieu à Washington afin de préparer la rencontre de Madrid. Les pays concernés y sont représentés par leurs ministres des Affaires étrangères respectifs.
Cette session s’inscrit dans le cadre de la résolution 2797 du Conseil de sécurité de l’ONU. Celle-ci reconnaît la proposition marocaine d’autonomie comme une solution sérieuse, crédible, définitive et juste.
Reste à savoir si l’Algérie et le Polisario, qui ont mal accueilli cette résolution, sont prêts à s’écarter de leurs positions traditionnelles.
La donne a toutefois évolué. Le règlement de ce conflit est désormais une priorité pour l’administration Trump. La France, le Royaume-Uni et l’Espagne ont reconnu la souveraineté du Maroc sur le Sahara. De nombreux États africains ont également adopté cette position.
Dans ce contexte, l’Algérie est appelée à revoir son approche.
Sans attendre de miracle immédiat, plusieurs observateurs estiment que l’organisation de cette session de pourparlers à Madrid constitue un jalon important sur la voie d’un règlement progressif et durable de la question du Sahara.
Par Jean Boole



