Par la rédaction d’Africa Dixit
Le 23 mai 2025, l’ancien président de la République démocratique du Congo (RDC), Joseph Kabila, a vivement critiqué le système judiciaire du pays, le qualifiant d’« instrument d’oppression pour une dictature désespérée », suite à la décision du Sénat de lever son immunité parlementaire. Cette mesure ouvre la voie à des poursuites judiciaires pour des accusations de trahison, de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité, en lien avec son présumé soutien au groupe rebelle M23.
Un vote controversé au Sénat
Le Sénat congolais a voté à une écrasante majorité (88 voix pour, 5 contre) la levée de l’immunité de Kabila, qui bénéficiait du statut de sénateur à vie depuis la fin de son mandat présidentiel en 2019. Le ministre de la Justice, Constant Mutamba, a déclaré que les charges retenues contre l’ancien président incluent la trahison, les crimes de guerre, les crimes contre l’humanité et la participation à un mouvement insurrectionnel dans l’est du pays .
Réaction de Kabila : une attaque contre la démocratie
Dans un discours diffusé en direct depuis un lieu tenu secret, Kabila a nié toutes les accusations portées contre lui, affirmant qu’il n’a aucun lien avec le M23, un groupe rebelle soutenu par le Rwanda et actif dans l’est de la RDC. Il a accusé le gouvernement actuel de prendre des décisions arbitraires avec une légèreté déconcertante et a réaffirmé son engagement envers la souveraineté, l’intégrité territoriale et la stabilité du pays .
Contexte : tensions persistantes dans l’est de la RDC
La région orientale de la RDC est en proie à des conflits armés depuis des décennies, exacerbés par la présence de groupes rebelles tels que le M23. Le gouvernement accuse Kabila de soutenir ces groupes, ce qu’il dément fermement. La situation est d’autant plus complexe que l’est du pays regorge de ressources minérales stratégiques, attirant l’attention de puissances étrangères et compliquant les efforts de paix .



