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En 2024, le Sahel concentre la majorité des décès liés au terrorisme

Par la rédaction d’Africa Dixit

Selon le Global Terrorism Index 2025, la région du Sahel a enregistré 3 885 décès liés au terrorisme en 2024, soit 51 % des 7 555 morts recensées dans le monde. Ce triste constat confirme une bascule géographique de la violence extrémiste, désormais centrée sur l’Afrique de l’Ouest.

Les pays du Sahel, en particulier Burkina Faso, Mali et Niger, figurent parmi les dix plus touchés à l’échelle mondiale. Le Burkina Faso reste le plus affecté avec 1 532 morts, malgré une légère baisse par rapport à 1 935 en 2023. Le Niger, quant à lui, subit la plus forte progression (+94 %), totalisant environ 930 victimes.

L’Institute for Economics & Peace met en lumière plusieurs facteurs : instabilité politique, coups d’État, fragilité institutionnelle, absence de gouvernance, et dégradation socio‑économique. L’analyse du Centre d’Études Stratégiques de l’Afrique signale que les décès imputables aux groupes islamistes ont presque triplé depuis 2021, atteignant un sommet en 2024.

Deux coalitions extrémistes dominent la violence régionale : JNIM (affiliée à Al‑Qaïda) et État islamique au Grand Sahara (EIGS). Ensemble, ils sont responsables d’une part considérable des victimes civiles et militaires dans la zone.

Les bilans poussent également vers une crise humanitaire dramatique : plusieurs millions de déplacés internes et réfugiés, écoles et centres de santé fermés, exacerbant la vulnérabilité des populations civiles .

Ce rapport met en évidence un défi urgent pour les États, l’Union africaine, l’ONU et les partenaires internationaux : restaurer la gouvernance, renforcer la sécurité, soutenir le développement local et protéger les sociétés civiles face à l’extrémisme.

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