Par la rédaction d’Africa Dixit
La militante ougandaise des droits humains, Agather Atuhaire, a été arrêtée en Tanzanie alors qu’elle assistait au procès pour trahison de l’opposant Tundu Lissu. Après plusieurs jours de détention, elle a été relâchée et abandonnée à la frontière ougandaise, présentant des signes évidents de torture.
Arrestation et détention arbitraire
Agather Atuhaire, accompagnée de l’activiste kényan Boniface Mwangi, s’était rendue en Tanzanie pour soutenir Tundu Lissu, figure de l’opposition accusée de trahison. Les deux militants ont été arrêtés peu après l’audience et détenus sans communication. Mwangi a été relâché le 22 mai près de la frontière kényane, tandis qu’Atuhaire a été retrouvée le 23 mai à la frontière ougandaise, selon l’organisation Agora Discourse.
Allégations de torture
Boniface Mwangi a déclaré que lui et Atuhaire avaient été enchaînés, aveuglés et soumis à des tortures brutales sur ordre d’un agent de la sécurité d’État tanzanien. Il a affirmé que leurs tortionnaires avaient reçu l’ordre de les emmener dans un lieu secret pour leur infliger un « traitement tanzanien ».
Réactions internationales
L’International Commission of Jurists au Kenya a condamné ces actes, déclarant que le gouvernement tanzanien ne pouvait se cacher derrière la souveraineté nationale pour justifier des violations graves des droits humains. Des organisations de défense des droits humains ont également exprimé leur inquiétude face à l’augmentation de la répression politique en Tanzanie, notamment à l’approche des élections générales d’octobre 2025.
Contexte politique tendu
Depuis l’arrestation de Tundu Lissu, la Tanzanie connaît une intensification de la répression contre les opposants politiques et les militants des droits humains. Des cas de détentions arbitraires, de tortures et de disparitions forcées ont été signalés, suscitant des préoccupations quant au respect des droits fondamentaux dans le pays.



