
◆ Parcours & Identité
Q1 — Vous avez 22 ans et déjà un parcours remarquable. Comment vous définissez-vous et quel est votre chemin jusqu’ici ?
Je suis Bea Souleymane Bah, Guinéen d’origine et Belge de nationalité. À 22 ans, je me définis avant tout comme un serviteur du changement — quelqu’un qui croit profondément que la jeunesse africaine et diasporique porte en elle les solutions aux défis de demain.
Mon parcours prend racine dans les sciences politiques, une formation qui m’a appris à lire les dynamiques de pouvoir, à comprendre les institutions et surtout à croire que la politique, lorsqu’elle est exercée avec intégrité, peut être un formidable levier de transformation sociale.
Très tôt, j’ai occupé des responsabilités politiques en tant que collaborateur politique — une expérience fondatrice qui m’a confronté aux réalités du terrain, aux attentes des citoyens et aux exigences du service public. En parallèle, j’ai investi le champ associatif et entrepreneurial, convaincu que les solutions ne peuvent pas venir uniquement d’en haut.
◆ Réalisations & Engagements
Q2 — Quels sont vos domaines d’activités et vos réalisations concrètes à ce jour ?
Mes engagements se déploient sur plusieurs fronts complémentaires.
En entrepreneuriat social, j’ai fondé One World VZW, une association basée en Belgique dont la mission est d’accompagner les jeunes vers l’autonomie. Nous proposons des formations en gestion d’entreprise, du coaching en développement personnel et un espace bienveillant où chaque jeune — indépendamment de son origine socio-économique, de sa religion, de son genre ou de son orientation — peut trouver sa voie et s’épanouir. One World croit que développement personnel et professionnel sont indissociables : on ne construit pas un entrepreneur solide sans construire d’abord une personne confiante et équilibrée.
Sur le plan humanitaire, je suis cofondateur des Guidons du Coeur, une ASBL engagée auprès des personnes les plus vulnérables, leur apportant soutien, dignité et présence dans les moments difficiles.
Ces deux projets incarnent ma conviction que l’impact réel se construit dans la proximité, dans l’écoute et dans l’action collective.
◆ La Fondation Obama
Q3 — On dit que vous seriez lié à la Fondation Obama. Pouvez-vous nous en dire plus ?
Oui, j’ai l’honneur d’être membre de la Obama Foundation — fondée à Chicago par le Président Barack Obama et son épouse Michelle Obama en 2014, et publiquement inaugurée en 2017.
Je suis attendu le 4 juin 2026 au Centre Présidentiel Obama, suite à une invitation officielle adressée à l’ensemble des membres pour une visite exclusive. C’est une étape que j’attends avec beaucoup d’impatience et d’humilité.
Q4 — Depuis quand cette Fondation existe-t-elle et quels sont ses objectifs ?
La Obama Foundation a été créée en 2014 avec une vision claire : inspirer, connecter et responsabiliser les leaders de demain pour qu’ils transforment leurs communautés et le monde.
Ses programmes phares : la Formation de Jeunes Leaders à l’échelle mondiale, la Girls Opportunity Alliance — dédiée à l’autonomisation des adolescentes — et la My Brother’s Keeper Alliance (MBK), qui soutient les jeunes hommes de couleur via le mentorat et la formation professionnelle. La Fondation gère également le Centre Présidentiel Obama à Chicago, hub mondial de leadership et d’innovation civique.
◆ Vision pour l’Afrique
Q5 — Que peuvent attendre les Africains de cette Fondation, et quelle est votre vision pour le continent ?
Ma vision est celle d’un continent où le leadership local devient le principal moteur de transformation durable. Je suis convaincu que les solutions les plus puissantes aux défis africains viennent des Africains eux-mêmes — en particulier des jeunes leaders qui comprennent profondément les réalités de leurs communautés.
L’Afrique de demain se construit autour de leaders capables de conjuguer intégrité, innovation et sens du collectif. C’est en investissant dans ces profils que l’on encourage une gouvernance plus inclusive, qu’on stimule l’entrepreneuriat social et qu’on trouve des réponses concrètes en matière d’éducation, de santé et de développement économique.
Je vois aussi un avenir où les leaders africains sont davantage connectés entre eux et au reste du monde, créant des dynamiques de collaboration qui amplifient leur impact bien au-delà des frontières.
MON MESSAGE AUX AFRICAINS
Ne pas attendre le changement, mais l’incarner. Le leadership n’est pas une position — c’est une responsabilité quotidienne d’agir avec intégrité, courage et impact. Les défis que nous rencontrons ne doivent pas être des freins, mais des opportunités de réinventer nos systèmes et notre avenir. L’Afrique regorge de talents, d’énergie et de créativité. Il faut maintenant créer les conditions pour libérer pleinement ce potentiel. L’avenir du continent dépend des décisions et des engagements que nous prenons aujourd’hui.



